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Quand la rue de Provence était le centre de la ville

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A la fin du 19 è siècle la rue de Provence est la première rue à avoir été construite « hors les murs » de notre ville. Elle devient rapidement le boulevard de Sisteron, une sorte de vitrine pour les gens de passage. Elle faisait la fierté des habitants. On venait rue de Provence pour faire du shopping ou pour flâner à la terrasse des cafés. Jusque dans les années 60 c’était LA rue « tendance ». Puis elle est lentement devenue ce que l’on sait : un parking ! Une exception : lors des festivités diverses et notamment Pentecôte la rue reprend ses droits : fermée à la circulation les habitants et les touristes envahissent les terrasses de café, comme on a pu le voir le samedi du long week-end de Pentecôte à l’heure de l’apéritif. Alors une idée : pourquoi pas en faire une rue piétonne avec des terrasses agrandies ? ça existe dans d’autres villes non ? Un apéritif concert très réussi lors des festivités de la Pentecôte, ...

Discipline, discipline !

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Discipline, discipline !  Voici un extrait de délibération du conseil municipal en 1781. (3/2/1781) condamnation par le tribunal de police de la fille, Charlotte, de Cezard Imbert muletier qui auroit achaiter un lapin avant l'heure permise, a une amende de trois livres quatre sols et que le lapin soit confisqué et vendu a son de trompe a la place pour le prix en etre appliqué a l'oeuvre de la miséricorde de cette ville  et deffense faite a Cezard Imbert et sa fille de recidiver sous plus grande peine (Archives de Sisteron, BB192-36) Mais il semble que le message n'était pas bien passé. Donc un rappel général fut nécessaire sur la règle à respecter. Voici un second extrait de délibération du conseil municipal en 1781. (10/3/1781) il existe une ordonnance qui interdit d'achaiter les jours de marché aucune denrées avant la levée du drapeau, il est de l'interet de tous les habitants que cette règle soit maintenue dans toute sa vigueur. C'est pourquoi i...

Partage et solidarité : énergies renouvelables

Le partage et la solidarité sont des termes qui sont utilisés depuis longtemps. L'humanité ne survit que grâce à ces actes. A Sisteron aussi dans les temps passés, le partage et la solidarité ont pris des formes qui apparaissent aujourd'hui, à l'heure de la laïcité et de la tablette numérique, quelque peu cocasses. En voici une parmi d'autres délibérations du conseil municipal avant la révolution de 1789 et qui se répète depuis 1721, année de la peste en Provence ( archives de Sisteron BB192, p. 159 ): Délibération du 10/01/1782 Délibération pour l'habillement des pauvres Du dixième janvier mil sept cent quatre vingt deux avant midy, a Sisteron dans l'hotel de ville le conseil ordinaire de la communauté a été assemblé aux formes ordinaires composé de Me Jean François Xavier Fidelle Imbert procureur au siege avec Sr Jean Louis Suquet marchand maire consul lieutenant generaux de police de la communauté de cette ville de Sisteron en l'absence de Me J...

Le Faubourg de La Baume en fête durant 4 jours

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Les festivités du Faubourg de La Baume commencent vendredi. Jusqu'au 1 mai de nombreuses animations et rendez-vous pour cette fête traditionnelle chère au coeur des sisteronnais. C'est le drapeau rouge qui flotte sur le rocher qui donne le TOP départ des festivités de La Baume. Ce quartier de Sisteron a gardé un esprit village particulier et pour cause : longtemps situé "hors les murs" de la ville, le Faubourg en a connu de toutes les couleurs depuis des siècles. Au 14ième siècle, La Baume fut souvent envahie par des brigands, des pillards, plus tard on y a mis les malades de la peste. Au 15ième siècle, le quartier fut enfin rattaché à Sisteron. Il faut profiter d'une petite visite à la fête pour admirer la richesse historique du Faubourg. Dans le rocher d'abord, admirez les couches géologiques de calcaire tithonique redressées à la verticale (le rocher est d'ailleurs très photographié et sert d'illustration à de nombreux guides et cartes géologiques...

Accès au plan d'eau

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Le plan d'eau de Sisteron est un lieu fréquenté différemment selon les saisons, mais les journées ensoleillées et chaudes attirent la foule des amateurs d'espaces aménagés. L'accès à ce plan d'eau par la route se fait par plusieurs voies. Néanmoins des limitateurs de hauteur empêchent les véhicules dépassant cette limite d'accéder au plan d'eau sans autorisation. On a souvent entendu parler de créer un accès "plus facile" à ce plan d'eau, pour éventuellement les touristes, en pensant peut-être aux camping-cars et caravanes. Mais il faut aussi penser aux véhicules de services comme les ambulances ou les pompiers, et les véhicules utilitaires sans oublier les véhicules des forains. Cet accès existe actuellement du côté de la "machine" au sud du plan d'eau, c'est à dire par le quartier du Gand. Les équipements en place sur le plan d'eau, une salle multi-sports, un boulodrome couvert, un club de tennis avec ses terrains, un min...

Les sobriquets de nos aïeux

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Je n'ai pas résisté à l'envie de publier à nouveau cet article de la revue "Le Sisteronais" (47) dont voici la première partie . Succulents, savoureux, fleuris ou simples traits, les sobriquets de nos aïeux Alexandre le Grand, Charlemagne (Carolus Magnus = Charles le Grand), Louis le Pieux, Jacques sans Terre, etc…, tous ces illustres personnages sont connus par leur prénom et un surnom accolé. Et chez nous au XVIIIe siècle ? Ce surnom ou sobriquet, petit nom ou encore diminutif, est parfois employé aussi pour désigner une ville comme « Big Apple » (grosse pomme) pour New York. Ainsi du prénom et du surnom sont souvent sortis les patronymes que nous portons aujourd'hui. Chaque région a donc ses patronymes, souvent dans sa langue ou son dialecte et même dans son patois. Lors du premier recensement chaque chef de famille se vit attribuer un patronyme souvent associé au lieu-dit de sa demeure, ou encore son métier et parfois ...