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Billet d'humeur au fil de l'eau

L'eau nous coûte cher ! Ce constat se présente à nous deux fois par an sous la forme d'une facture semestrielle de la mairie. A chaque fois j'entends la même remarque : "Sisteron devrait gérer son eau". Faisons un petit tour de cet élément dont nous sommes constitués à 65% en moyenne. Nous sommes plus aqueux qu'électrique mais nous foudroyons plus facilement l'autre que nous ne l'inondons d'amour. Aujourd'hui un robinet égale un interrupteur. Tous deux sont dans nos maisons et nous trouvons cela "normal". Si l'électricité est un bien de confort, de progrès et même de santé via le matériel médical, l'eau est vitale. L'eau propre apporte un gain de santé inestimable. Cet assainissement de l'eau et sa distribution au sein de la maison contribue à notre équilibre sanitaire. Nos appareils électriques sont de moins en moins gourmands mais nous en avons de plus en plus, que ce soit dans la cuisine ou le salon, sans p...

St-Michel haut perché !

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Voici la reproduction d'un article de la revue "Le Sisteronais, n°16 de 2001" enrichi de photos supplémentaires. Visite de la chapelle Saint-Michel Située à mi-hauteur de la cathédrale des Pommiers, on accède à cette chapelle « suspendue » par l’intérieur. A moitié abandonnée, il reste des traces de fresques. Le clocher de la cathédrale de Sisteron renferme une curiosité peu connue : une chapelle haute, la chapelle Saint-Michel. Elle est située à mi-hauteur du clocher-porche fortifié de la cathédrale des Pommiers. On peut distinguer de l’extérieur, à l’arrière de la cathédrale, une partie saillante et arrondie. Des opercules sur les faces Nord et Est du clocher révèlent l’existence d’un escalier. Nous avons voulu en connaître davantage et nous avons gravi un escalier en bois dans la nef latérale gauche permettant d'accéder à une porte située à 4,90m de haut. Jadis il fallait une échelle pour y accéder, sans doute pour protéger ce que le clocher renf...

St-Marcel, une chapelle méconnue

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A la Baume, il y a l'ancien couvent St-Dominique dont la présence est marquée par la flèche du clocher, principale pièce qui nous reste de ce couvent, et une célébrité affichée par de nombreuses cartes postales. Et il y a aussi la chapelle St-Marcel, petit écrin pour une pièce de toute beauté, sa fresque dans l'abside de la nef. Voici quelques photos prises peu après la restauration (scan de photo papier). La fresque murale. On n'en connaît ni l'auteur, ni la date d'exécution (probablement XVIIème). Les couleurs sont d'origine. Elle représente : - des personnages : St Antoine et son cochon à droite et St Jean à gauche.   - 7 collines surmontées d'un édifice religieux (Rome ?)   - une rivière   - des églises   - des feuillus et de la végétation- des oiseaux Cette peinture avait été exécutée sur le plâtre directement. Un jeune séminariste a dit "on n'était pas riche, on ne pouvait pas offrir à Dieu des tapis d'Aubuss...

Quand la rue de Provence était le centre de la ville

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A la fin du 19 è siècle la rue de Provence est la première rue à avoir été construite « hors les murs » de notre ville. Elle devient rapidement le boulevard de Sisteron, une sorte de vitrine pour les gens de passage. Elle faisait la fierté des habitants. On venait rue de Provence pour faire du shopping ou pour flâner à la terrasse des cafés. Jusque dans les années 60 c’était LA rue « tendance ». Puis elle est lentement devenue ce que l’on sait : un parking ! Une exception : lors des festivités diverses et notamment Pentecôte la rue reprend ses droits : fermée à la circulation les habitants et les touristes envahissent les terrasses de café, comme on a pu le voir le samedi du long week-end de Pentecôte à l’heure de l’apéritif. Alors une idée : pourquoi pas en faire une rue piétonne avec des terrasses agrandies ? ça existe dans d’autres villes non ? Un apéritif concert très réussi lors des festivités de la Pentecôte, ...

Discipline, discipline !

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Discipline, discipline !  Voici un extrait de délibération du conseil municipal en 1781. (3/2/1781) condamnation par le tribunal de police de la fille, Charlotte, de Cezard Imbert muletier qui auroit achaiter un lapin avant l'heure permise, a une amende de trois livres quatre sols et que le lapin soit confisqué et vendu a son de trompe a la place pour le prix en etre appliqué a l'oeuvre de la miséricorde de cette ville  et deffense faite a Cezard Imbert et sa fille de recidiver sous plus grande peine (Archives de Sisteron, BB192-36) Mais il semble que le message n'était pas bien passé. Donc un rappel général fut nécessaire sur la règle à respecter. Voici un second extrait de délibération du conseil municipal en 1781. (10/3/1781) il existe une ordonnance qui interdit d'achaiter les jours de marché aucune denrées avant la levée du drapeau, il est de l'interet de tous les habitants que cette règle soit maintenue dans toute sa vigueur. C'est pourquoi i...

Partage et solidarité : énergies renouvelables

Le partage et la solidarité sont des termes qui sont utilisés depuis longtemps. L'humanité ne survit que grâce à ces actes. A Sisteron aussi dans les temps passés, le partage et la solidarité ont pris des formes qui apparaissent aujourd'hui, à l'heure de la laïcité et de la tablette numérique, quelque peu cocasses. En voici une parmi d'autres délibérations du conseil municipal avant la révolution de 1789 et qui se répète depuis 1721, année de la peste en Provence ( archives de Sisteron BB192, p. 159 ): Délibération du 10/01/1782 Délibération pour l'habillement des pauvres Du dixième janvier mil sept cent quatre vingt deux avant midy, a Sisteron dans l'hotel de ville le conseil ordinaire de la communauté a été assemblé aux formes ordinaires composé de Me Jean François Xavier Fidelle Imbert procureur au siege avec Sr Jean Louis Suquet marchand maire consul lieutenant generaux de police de la communauté de cette ville de Sisteron en l'absence de Me J...